Budget : Villeneuve précise les premiers chantiers du mandat

Le conseil municipal du 1er avril a vu le budget 2021 être voté avec une exploration dans le détail des différents investissements programmés pour cette année.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

La plupart des investissements de cette année 2021 concerne le centre-ville.


Le débat d’orientations budgétaires de février dernier avait donné la tendance : la majorité municipale veut frapper fort d’entrée de jeu sur les investissements tout en maintenant des ratios de pilotage positifs et sans toucher à la fiscalité. Derrière cette stratégie, une ambition : profiter au maximum des subventions du plan de relance pour amorcer « le réveil » de la cité, si cher au nouveau premier édile Guillaume Lepers. « Nous avons fait le choix de la relance », confirme Sylvie Fourès, adjointe aux finances. Lors du conseil qui s’est tenu ce jeudi 1er avril, les principaux chantiers qui commenceront dès cette année 2021 ont été révélés. Le maire précise toutefois que « tout cela pourra être affecté en termes de délais si la situation sanitaire devait durer ».


Foyer des jeunes travailleurs //

Ce projet avait été initié par l’équipe Cassany lors du précédent mandat. « Ça vivotait, on va le relancer », affirme Guillaume Lepers. Il s’agit là de construire une annexe au foyer des jeunes travailleurs afin d’offrir de nouvelles opportunités à la jeunesse active en matière de logement social.


Venelle de Paris //

Là encore, il s’agit d’un dossier hérité des précédentes mandatures. Depuis de nombreuses années, la municipalité villeneuvoise se bat pour faire l’acquisition de chacune des très nombreuses parcelles qui permettent un accès direct aux appartements situés au-dessus des commerces de la bastide. Après avoir pu tout récupérer, la réfection va pouvoir être lancée avec « une finalisation des travaux en milieu d’année ». Une opération discrète mais essentielle pour l’attractivité du centre-ville.


IIots urbains //

Toujours dans la thématique de l’habitat, la mairie va lancer dès cette année l’acquisition d’îlots très dégradés afin d’opérer des curetages. L’objectif ici est de repenser l’offre avec des espaces plus aérés correspondant aux évolutions de la demande des ménages.


Parvis Sainte-Catherine //

Dès sa campagne, Guillaume Lepers avait insisté sur sa volonté de végétaliser la commune (opération déjà enclenchée à plusieurs endroits) et notamment le parvis Sainte-Catherine qu’il juge « très minéral ». Le chantier est prévu pour le mois d’octobre. « On avait l’opportunité de commencer plus tôt mais je me voyais mal lancer la végétalisation au milieu de l’été avec tous les désagréments des travaux pour les touristes et les restaurateurs. Cela attendra ainsi cet automne », confie le maire. Les ébauches, elles, seront validées avant la saison estivale.


Plan de circulation et stationnement //

Les ajustements opérés au cours du dernier mandat par les sortants n’ont visiblement pas convaincu la nouvelle équipe. Idem pour le stationnement, éternel point de tension à Villeneuve. Guillaume Lepers veut revoir la copie avec une vaste étude qui sera accompagnée par le programme Action Coeur de ville. Le premier édile souhaite y adosser l’étude d’aménagement du boulevard Georges-Leygues dont il imagine réserver les contre-allées aux vélos et aux piétons, façon « ramblas ».


Cale de la Marine //

Guillaume Lepers annonce déjà le tube de l’été avec « l’une des plus belles terrasses du Lot-et-Garonne » remise en ordre de marche. La cale de la Marine va faire l’objet d’un lifting XXL avec la réactivation de trois cellules pour y accueillir autant de restaurateurs. L’appel à candidatures a mobilisé plusieurs porteurs de projets. L’objectif est d’être prêt pour le début de la saison touristique en juin.


Plan LED //

En attente imminente d’une réponse de l’Etat sur les crédits DSIL, la municipalité compte « rattraper le retard » sur la transition vers un éclairage public plus écologique et économique à long terme. « Plus on aura de subventions, plus on pourra accélérer ! » Une démarche qui semble remplir tous les critères du plan de relance, l’optimisme est donc de rigueur.


Les reproches de l’opposition

La liste Villeneuve en commun regrette que la majorité n’ai pas pris « plus de risques » en matière de transition écologique et pour répondre à l’urgence sociale. « Sur ces deux points fondamentaux, ce budget n’est malheureusement pas au rendez-vous », note le chef de file de l’opposition, Thomas Bouyssonnie. Il reproche également à ce budget de « maintenir l’inflation fiscale » (ndlr, la commune n’augmente pas ses taux mais les bases sont revues à la hausse nationalement chaque année).

Frédéric Ladrech, membre de l’ancienne équipe Cassany, pointe pour sa part la « forte augmentation de la dette », la dégradation de l’épargne brute et « les dépenses de fonctionnement qui explosent » (+7,6%) avec 600 000€ de masse salariale supplémentaire et une facture alourdie de 289 000€ pour le cabinet du maire. Tout ça, pendant que le budget des subventions aux associations est réduit de 10%. Ce à quoi Guillaume Lepers répond : « Nous assumons totalement les renforts d’effectifs dans la partie sécurité et cadre de vie avec la création d’une brigade propreté. Il faut remettre des agents sur le terrain. » Pour ce qui est des dépenses nouvelles de son cabinet, il précise que chaque euro est destiné à la politique évènementielle.


Sous couvert de bons résultats financiers, on découvre des investissements cachés non réalisés par l’ancienne équipe alors qu’ils étaient pourtant indispensables. Guillaume Lepers, maire de Villeneuve-sur-Lot

« Les cadavres sous le tapis »

Dans la liste des investissements programmés par l’équipe Lepers figurent la sécurisation du stade de la Myre-Mory et les travaux de sauvegarde de l’église Sainte-Catherine. Pour le maire élu en 2020, il s’agit-là de « cadavres sous le tapis » ou encore d’un « cadeau de mariée dont on se serait bien passé pour attaquer le mandat ». Voici ce que l’élu reproche à ses prédécesseurs : « Sous couvert de bons résultats financiers, on découvre des investissements cachés qui n’ont pas été réalisés alors qu’ils étaient pourtant indispensables. La Myre-Mory, il faut le faire pour la sécurité de nos concitoyens. L’embellissement viendra par la suite. Quant à Sainte-Catherine, on attendait des travaux qui tardent depuis des années. Dès notre arrivée, on a colmaté ce que l’on a pu mais il faut refaire toute la toiture sans attendre car ce magnifique patrimoine est en train de se dégrader. » Par la suite, il faudra s’atteler à la structure du théâtre ainsi qu’au musée archéologique d’Eysses.




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