Avec son nouveau siège, Maisolia se fait une place au soleil

L’entreprise passageoise a déplacé son siège pour emménager dans un bâtiment ultra-moderne, signe d’une impressionnante renaissance après un moment délicat il y a cinq ans.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Grégory Massardi (à gauche) et Basile Bonnel sont les fiers gérants de Maisolia qui vient de s’offrir un siège ultra-moderne au Passage d’Agen.


Si l’habit ne fait pas toujours le moine, les signes d’apparence extérieure témoignent parfois d’une certaine réalité. Avec son nouveau siège flambant neuf au Passage, Maisolia s’est offert un magnifique outil de travail. Le bâtiment de 750 m2 qui porte la griffe de l’architecte agenais François de La Serre attire instantanément le regard des passants par sa modernité. Une belle consécration pour la jeune entreprise spécialisée dans les installations photovoltaïques qui connaît ces dernières années une impressionnante progression. «Sincèrement, je n’imaginais pas qu’on en serait là aujourd’hui », confie Grégory Massardi, co-gérant de Maisolia avec Basile Bonnel. Et pour cause, le parcours jonché d’embûches n’a pas été de tout repos. Il y a cinq ans, l’affaire était même au bord du précipice. Présent depuis le tout début de l’aventure, Grégory raconte cette épopée : « Tout a commencé en 2009. A l’époque, cela s’appelait encore Habitat Solaire. Nous étions dans les locaux de Fonroche, qui était à l’origine du projet. Et justement, les gens ne nous connaissaient pas vraiment à cause de ça. Notre petite entité était dans l’ombre du géant. Puis sont arrivées les grosses difficultés. En 2015, c’est le creux de la vague pour le photovoltaïque…. » Après avoir été présentés comme une solution miracle, les panneaux solaires ont vite été redescendus de leur piédestal. Les tarifs de rachat de l’électricité produite, artificiellement dopés au début, sont tombés à leur niveau le plus bas. Des poseurs peu scrupuleux, coupables pour certains d’escroquerie, n’ont pas arrangé la réputation de cette énergie pourtant vertueuse…


2,5M€ de chiffre d’affaires en 2020

Bref, il n’en fallait pas plus pour que Maisolia frôle la liquidation. C’était sans compter sur la « foi » de Grégory. « J’aurais pu prendre mon chèque de licenciement et prendre le temps de me retourner dans un autre secteur d’activité. Mais je croyais vraiment au photovoltaïque. J’ai donc racheté la société au tribunal au début de l’année 2016. On a serré les dents pour remonter la pente. On a développé notre notoriété à grands coups de publicité », raconte le dynamique trentenaire.


Plusieurs cordes

Chantier après chantier, Maisolia a bâti sa réputation et s’est efforcée de regagner la confiance des sceptiques. Pour ce faire, la proximité est mise en avant. L’entreprise passageoise tient à rester à moins de deux heures de ses installations pour garantir le meilleur service. Les équipes (18 salariés à l’heure actuelle) misent sur des produits européens qualitatifs et durables dans le temps et ne font appel à aucune sous-traitance pour la pose. « La première fois qu’on se rencontre, les clients veulent juste quelques renseignements mais pensent que ce n’est pas rentable. Après, ils finissent toujours par se demander pourquoi si peu de gens se lancent… »

En plus des particuliers, la PME lot-et-garonnaise a ajouté une autre corde à son arc puisqu’elle s’attaque désormais au marché professionnel. Elle décroche des marchés de plus en plus gros notamment auprès des acteurs de la grande distribution.


18 salariés

Il faut dire que la conjoncture redevient très favorable pour l’énergie solaire. Le tarif de rachat est remonté. Dans le même temps, le coût des installations a été considérablement réduit. En plus de cela, les équipements pour pratiquer l’autoconsommation se sont développés. « Sur une année lissée, on peut faire baisser la facture de 50% », assurent les deux gérants de Maisolia. Les convertis au photovoltaïque sont de plus en plus nombreux. Avec le nouveau showroom encore plus didactique pour présenter la technologie et les produits disponibles, la croissance ne devrait pas s’arrêter en 2021 !



1,200 vues0 commentaire