Arnaud Bourda, nouveau préfet de Villeneuve

Ce spécialiste du droit, en provenance de Pau, prend la suite de Véronique Schaaf à la sous-préfecture de Villeneuve-sur-Lot ainsi qu’à la coordination du plan de relance dans le département.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Arnaud Bourda, âgé de 47 ans, découvre le corps préfectoral pour la première fois en devenant sous-préfet de Villeneuve.


En ces temps de crise sanitaire, le corps préfectoral occupe l’actualité plus que jamais. Et en Lot-et-Garonne, celui-ci aura connu plusieurs changements majeurs en l’espace de quelques mois. Après la nomination du préfet Jean-Noël Chavanne en décembre dernier pour remplacer Béatrice Lagarde, c’est au tour de la sous-préfecture de Villeneuve de changer de patron. La très appréciée Véronique Schaaf, en partance pour Saintes en Charente-Maritime, laisse sa place à Olivier Bourda. Les deux n’ont pas eu l’opportunité de se croiser mais ont pu échanger par téléphone pour la transmission des dossiers.

Agé de 47 ans, il découvre pour la toute première fois ce territoire. « J’ai passé 25 ans de ma vie à Paris, dans les quartiers populaires du XVIIIème arrondissement. J’ai suivi un parcours classique avec des études de droit », raconte l’intéressé. Titulaire de deux masters de l’université Panthéon-Sorbonne, il est parti dans le giron des collectivités territoriales, au Havre d’abord puis à Arras, en tant que directeur des affaires juridiques. Arnaud Bourda a ensuite posé ses valises à Pau. « Ma mère est Basque et mon père est Béarnais, je suis en quelque sorte parvenu à réunir le meilleur des deux mondes », sourit-il. Dans ce département des Pyrénées-Atlantiques, il a exercé des fonctions de magistrat, notamment celle de rapporteur public puis de premier conseiller du corps des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel.


Des tribunaux à l’action de terrain

Soucieux d’élargir son horizon, Arnaud Bourda fait ainsi son entrée dans le corps préfectoral pour la toute première fois. « Quand on voit un magistrat accéder à ce type de poste, il y a toujours la crainte de le voir bloquer tous les projets. Mes précédentes fonctions faisaient parfois de moi un censeur. Mais je ne viens pas dans cette optique, bien au contraire. Je suis ici pour trouver des solutions afin de faire aboutir un maximum de dossiers », promet-il. Sa « grande culture juridique », comme la décrit Jean-Noël Chavanne, pourrait s’avérer utile dans certaines affaires épineuses, comme celle du lac de Caussade, toujours en cours d’instruction à Bordeaux. S’il confie ne pas encore avoir d’opinion tranchée sur ce dossier qu’il connaît peu, le nouveau sous-préfet annonce, comme ses prédécesseurs, vouloir trouver une issue à ce conflit.

Dans un premier temps, l’agenda d’Arnaud Bourda va comporter beaucoup de visites protocolaires pour aller à la rencontre des acteurs de son arrondissement, en particulier les élus. « J’insiste pour qu’il sorte le plus possible et qu’il hume l’air des villes et villages de ce territoire. C’est une grande partie de la réussite d’un représentant de l’Etat », souligne le préfet.

Arnaud Bourda reprendra aussi très rapidement la coordination du plan de relance au niveau départemental, charge qui incombait à Véronique Schaaf.

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