Après les drames, des aménagements nécessaires

L’accident mortel survenu il y a près de deux semaines sur la rocade était celui de trop. La municipalité planche sur des solutions pour limiter la vitesse et améliorer la sécurité de certains carrefours.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Plusieurs accidents mortels ont eu lieu à ce carrefour particulièrement dangereux


Le 11 septembre dernier, une sexagénaire perdait la vie sur la rocade villeneuvoise suite à une collision avec un deux-roues (dont le pilote est grièvement blessé). Un drame d’autant plus douloureux qu’il n’est pas le premier à se produire à cet endroit précis. En août 2017 déjà, un jeune motard décédait sur cette intersection à quelques encablures du Campanile, où la RN21 croise la zone industrielle et un vaste quartier résidentiel. « Combien de morts faudra-t-il pleurer avant que les choses changent enfin ? », s’interroge une riveraine, contrainte d’emprunter quotidiennement ce passage. A moins de trois kilomètres de là, sur la D661 en direction de Penne d’Agenais, un autre carrefour pose les mêmes questions, là où sortent les poids-lourds et les nombreux salariés de la zone d’activité du Villeneuvois (centrale Gifi, Deuerer Pet Care, Sofrica...).

Face à cette situation, le maire de Villeneuve a décidé de prendre les devants. « Dès le 15 septembre, j’ai décidé de réunir tout le monde autour de la table », confirme Guillaume Lepers. En consultant les archives des forces de l’ordre, il a pu constater le caractère accidentogène de ces deux sites. Sur ces grands axes, les véhicules arrivent lancés face à d’autres qui tentent de s’insérer en partant à l’arrêt. Quand ces derniers veulent tourner à gauche, les probabilités d’un accrochage avec l’une des deux voies de circulation sont doublées. « Tout l’enjeu ici est de maîtriser la vitesse », note le nouveau premier édile.


Problème de

compétences

Simple sur le principe mais beaucoup plus délicat à rendre opérationnel d’un point de vue administratif. Ces deux routes ne relèvent tout d’abord pas de la compétence municipale. La RN21 est à la charge de l’Etat, la D661 du Département. Et tout ce qui touche aux aménagements routiers fait très vite grimper la facture pour des institutions désormais très regardantes sur les dépenses de ce genre. « On ne peut pas faire ce que l’on veut même s’il s’agit de notre commune. Mais nous avons la ferme intention de bien préparer le sujet pour arriver avec des propositions concrètes et réalisables afin de faciliter le processus. Et dans tous les cas, il faudra probablement qu’on mette nous aussi la main à la poche », avance Guillaume Lepers.

Parmi les solutions possibles, la construction de giratoires sur ces points chauds serait la plus satisfaisante en matière de sécurité mais semble bien trop onéreuse à ce jour. La création de terres-pleins centraux (réaménagement du coup pour la RN21) avec voie d’insertion apparaît déjà comme un peu plus raisonnable. « En attendant ces réalisations à moyen terme, il faudra aussi trouver des solutions plus rapides à mettre en oeuvre », précise le maire. La pose de bandes rugueuses sur l’asphalte accompagnée d’une signalisation percutante – à la manière de ce qui a été fait sur la rocade de Montayral – est envisagée.



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