Agen, vaivai que vaille

Ce samedi, le SUA LG se rend à Mayol dans l’antre toulonnais sans grande illusion mais avec l’espoir de rivaliser le plus longtemps possible avec l’une des grosses cylindrées de notre championnat...

De notre journaliste : Cyril Recondo

Pendant que la France du rugby s’émeut à l’idée de subitement découvrir que ses valeurs qui ont longtemps fait son charme disparaissent aussi vite que les « biftons » de la poche du soudainement naïf docteur Hans Pieter Wild*, le Sporting, lui compte les jours qui le séparent d’une fin de saison interminable.

Car si pendant longtemps les mois de mai et juin rimaient avec liesse et joie sur les berges de la Garonne grâce à son cher SUA, ce dernier tiers du championnat est désormais, au mieux, celui du temps de la peur, au pire, comme cette année, celui de la lamentation. C’est d’ailleurs le seul point commun que le SUA peut afficher avec le docteur « Maboul » du Stade Français, celui de ne plus jamais vibrer au printemps...

En attendant donc la Pro D2 et en tentant d’éviter ce fichu Covid-19 qui n’en finit plus de bousculer le calendrier de Top 14, les hommes du trio Sonnes – Ortiz – Mirande vont devoir se coltiner un nouveau déplacement périlleux chez des Toulonnais bien décidés à faire le plein de points.

Amputé d’une grande partie de ses jeunes éléments Naullet, Burin, Kroos notamment, qui tenteront ce week-end d’assurer le maintien aux espoirs (Ndlr, ils se déplacent à Mont-de-Marsan), et de toujours trop nombreux blessés, c’est sur la pointe des pieds de peur de déranger que le Sporting se rend à mayol dans l’antre d’un RC Toulon toujours à la bagarre pour la qualification (7ème actuellement avec 52 pts).

Plutôt à l’aise en conquête ces dernières semaines, c’est surtout son inconsistance défensive associée à son manque rédhibitoire de puissance en attaque qui ont empêché le Sporting de valider certains progrès entraperçus notamment lors de premières périodes souvent prometteuses.

A ce titre, l’arrivée inattendue en tant que joker médical au centre du treiziste samoan Patty Vaivai, joli bébé de 1,83m pour 120 kg, devrait permettre de combler ce cruel déficit et d’amener quelques certitudes au moins dans les duels même s’il ne devrait jouer que quelques minutes ce week-end (voir encadré). Car collectivement, et l’histoire de ce jeu l’a trop souvent montré, passer du XIII à XV n’est jamais aisé sauf à s’appeler Tana Umaga, Sonny Bill Williams, Andy Farrell ou encore plus près de nous Romain Sore... Mais au point où le SUA LG en est rendu, on se dit que chaque tampon distribué est bon à prendre. De quoi rendre nostalgique les héros des sulfureux Agen – Toulon d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, il y a un pas que nous ne franchiront pas... N’en déplaise aux vrais naïfs...


* Suite au départ en cours de saison de son centre Gaël Fickou, le président du Stade Français Hans Pieter Wild s’est déclaré déçu par le rendement de sa star et son départ anticipé, voir entretien L’équipe le 20 avril 2021


PATTY VAIVAI Première dans le groupe ?

Le SUA LG s’’st donc offert Paterika dit «Patty» Vaivai en tant que joker médical jusqu’à la fin de la saison 20/21.

Ce joueur d’origine samoane est connu dans le rugby à XIII où il évoluait au Toulouse Olympique XIII depuis 2019. Patty a une importante expérience du haut niveau. Après être passé par les équipes de jeunes du Melbourne Storm et des New Zealand Warriors, Patty a connu la NRL Australienne avec les Newcastle Knights puis avec les Gold Coast Titans. En 2018, il tente l’aventure Européenne en rejoignant les Leigh Centurions et débarque au TO après un an passé en Angleterre. Encore juste physiquement, il pourrait dès ce week-end intégrer le groupe en tant que remplaçant pour ce déplacement à Toulon.




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