Agen Habitat : L’heure est au bilanpour le Directeur Général Joël Le Goff

Directeur d’Agen Habitat depuis fin 1993, entrecoupé d’un passage chez Territoire Energie (anciennement Syndicat départemental d’électricité et d’énergie du Lot-et-Garonne), Joël le Goff va bientôt passer le relais à Jean Bizet, ancien directeur de cabinet du maire. L’occasion de faire le bilan sur ses 21 ans à la tête de l’office.

De notre journaliste : Charlotte Charlier

Quelles réalisations phares retenez-vous de toutes vos années chez Agen Habitat ?

Joël Le Goff : Il y a eu des projets d’envergure, notamment la construction des hébergements (850 chambres) de l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire (Enap) et un pic de production autour des années 2000. Depuis 2010, nous avons réalisé plus de 400 logements supplémentaires, sans compter les réhabilitations. Avec l’ANRU (renouvellement urbain) de Tapie Mondésir, nous avons conduit une opération chirurgicale de destruction puis de reconstruction sur le parc Chabaud. Les 450 logements de Montanou ont aussi fait l’objet d’une réhabilitation lourde, sans oublier les résidences de Donnefort, Bajon, Scaliger et Lalande. Au total, près de 1 200 logements ont été lourdement réhabilités avant d’attaquer le programme de Rodrigues (340 logements) à partir de 2021. Depuis 10 ans, nous étendons notre patrimoine aux neufs plus grosses communes de l’Agglomération, à savoir Agen et sa première couronne. Cette ouverture nous permet d’accéder à davantage de projets. Dans chaque endroit où nous intervenons, nous sommes attentifs à l’ensemble des services rendus aux locataires pour leur assurer de bonnes conditions de vie. Notre mot d’ordre, c’est de proposer des logements de qualité à prix modérés.


Comment se portent les finances d’Agen Habitat ?

J. L.G. : Depuis mon retour en 2010 à la Direction Générale, nous avons beaucoup travaillé pour essayer d’assainir les finances. C’est désormais chose faite. Cela était très important dans le contexte actuel du logement social avec la nécessité de regrouper nos organismes. Il était important de renégocier notre dette pour l’échelonner de manière raisonnée, puis nous avons réalisé des économies de gestion et revu à la baisse nos frais généraux en réorganisant les services.

Nous avons également conduit une politique de vente de logements dynamique. La moyenne annuelle se situe désormais autour de 30 logements, contre 7 par le passé. Cette stratégie s’inscrit dans notre volonté de favoriser le parcours résidentiel des locataires.


A l’avenir, vous allez aussi collaborer avec d’autres bailleurs sociaux ?

J. L.G. : C’est exact. La loi ELAN oblige les organismes de logement social à se regrouper pour améliorer l’efficacité de leur activité. Nous nous rapprochons d’Habitalys et mutualiserons nos compétences pour constituer un ensemble cohérent au service des territoires des villes petites et moyennes du département du Lot-et-Garonne. Cette « collaboration » prendra vie début 2021, et sera assurée côté Agen Habitat par mon successeur Jean Bizet. Nous avions déjà opéré ensemble pour l’éco-quartier de Saint-Férréol à Bon-Encontre, avec 120 logements construits dont 50 sociaux.


Justement, comment évoluent les besoins en logements sociaux ?

J. L.G. : Je rappelle qu’Agen Habitat loge 1 agenais sur 5. Les besoins sont importants sur le ‘Grand Agen’ mais il est également indispensable de développer l’offre de logements sociaux en centre-ville, surtout pour la population vieillissante qui a de faibles ressources. Il est nécessaire pour eux d’être au plus près des services de proximité mais il y a peu de logements adaptés aux séniors disponibles en cœur de ville. Dans cet objectif, Agen Habitat intervient sur son patrimoine pour le rendre plus fonctionnel et transforme ainsi chaque année entre 30 à 40 salles de bain.


Partez-vous satisfait de votre bilan ?

J. L.G. : Etre bailleur social c’est un métier passionnant parce qu’il est diversifié. On bâtit pour les gens, on répond à un besoin fondamental dans la vie quotidienne qui est celui d’avoir un toit. Pendant toutes ces années je me suis passionné pour mon travail. Le bilan financier et technique est positif, il est important pour moi de partir en étant certain qu’Agen Habitat se porte bien, et a encore énormément de projets à concrétiser ! L’ingénieur que je suis a un seul regret : j’aurais aimé construire davantage... Malheureusement ce n’était pas en cohérence avec les moyens dont nous disposions. En conclusion, je pense qu’il faut être raisonnable et raisonné dans la gestion, c’est primordial de prioriser les projets. Mais surtout, le plus important c’est d’être en phase avec les besoins du territoire.



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