Agen // Tom Piaï : la photo comme mémoire des cultures du monde

Par ses photos de voyage, l’Agenais Tom Piaï invite le public à partager ses expéditions, à la rencontre des cultures du monde entier. Des instants figés pour sauvegarder le passage de ces peuples qui vivent de façon authentique...

De notre journaliste : Charlotte Charlier

Voilà six ans que Tom Piaï, 31 ans, parcourt le monde avec son appareil photo comme fidèle acolyte. Pompier professionnel à Agen, il se découvre tardivement une passion pour la photographie, et va rapidement développer ses compétences dans ce domaine. « J’avais envie d’apprendre à faire de la belle photographie pour transmettre des émotions aux gens à travers mes clichés » raconte-t-il. Il s’inspire de plusieurs grands noms du milieu, comme l’américain Steve McCurry ou encore Réhahn, un français expatrié au Vietnam. Mais c’est seul qu’il va se former à la technique, avec seulement quelques heures de cours au départ pour apprendre les bases, et des tutoriels en ligne. En 2014, il décide de se lancer, et d’allier ses passions pour le voyage et la photo. « J’avais envie de faire des photos de voyage, surtout des portraits. C’est une belle façon de mettre en avant les appartenances ethniques des personnes que j’ai pu rencontrer lors de mes périples » confie Tom. Désormais, il concilie sa vie de photographe avec celle de pompier. Avec une trentaine de voyages à son actif, Tom Piaï souhaite à travers ses clichés « représenter au mieux ce que je vois et ce que je vis durant mes expéditions ». Son voyage en Birmanie reste jusqu’à présent « le plus abouti tant au niveau photographique qu’au niveau des rencontres ».


Sortir des sentiers battus à chaque voyage

A chaque nouvelle odyssée, il accorde une importance à se laisser porter au fil de ses rencontres avec les locaux. « Une fois arrivé à destination, je me laisse déambuler, je réserve la première nuit puis j’avise directement sur place pour la suite. Donner une place à l’improvisation me permet de changer de route comme je le souhaite, et surtout de sortir des sentiers touristiques habituels » raconte-t-il. Et dans chaque pays visité, Tom a reçu un très bon accueil. « J’ai toujours un guide qui me permet d’apprendre quelques mots de leur dialecte, et je ramène toujours des petits cadeaux, ça permet de briser la glace » confie-t-il. Avant de prendre quelqu’un en photo, il y a toujours une phase d’échange, ce qui lui permet d’obtenir ces portraits authentiques et remplis d’émotions. Tom a lancé sa première exposition en 2017. Il est passé par les Tanneries à Nérac, la galerie d’art Montesquieu à deux reprises, ou encore les Montreurs d’Images, où il propose en ce moment et pendant tout l’été sa nouvelle exposition. Elle s’intitule « Evasion », et comporte une série de portraits et de paysages issus de son voyage en Birmanie. Une invitation à la rencontre des modes de vie de ce peuple. Le photographe essaye d’être présent au maximum sur ses expositions, et apprécie les moments d’échange avec les visiteurs. Pour le futur, il souhaite que la photographie prenne de plus en plus d’importance dans sa vie, pour continuer à agrémenter sa bibliothèque des photos de nouveaux voyages. Il espère également se faire connaître davantage, avec dans la tête l’idée de sortir un livre d’ici quelques années.


Renseignements //

Facebook : Tom Piaï photographie

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