Agen // Basket : Agen prend modèle sur Limoges

L’ABC longtemps dirigé par Rémy Ripet a signé un partenariat avec plusieurs clubs de haut niveau dont le plus prestigieux d’entre eux : le CSP Limoges.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Les Rouge et Blanc veulent s’appuyer sur l’expertise des Verts de Limoges pour grandir.


Du côté de l’ABC, la plus grosse signature de cette intersaison n’est pas un joueur mais bien le partenariat avec le CSP Limoges. Grâce à ce nouveau lien qui l’unit avec le plus grand club de basket français, la modeste structure lot-et-garonnaise montre ses envies de grandir. « C’est une magnifique opération », se réjouit le président démissionnaire Rémy Ripet. Avant de laisser la main pour raisons professionnelles, il tenait absolument à concrétiser ce projet qui promet de nombreuses incidences positives pour l’avenir.


Garder le lien

avec les talents

Deux grands objectifs ont guidé cette démarche. Le premier consiste à développer un réseau de talents locaux. Agen dispose (avec Layrac et le Passage) d’une formation performante qui fait éclore des jeunes du cru à fort potentiel. Cependant, une fois repérés par les pôles espoirs, ils quittent le nid sans véritable suivi. « C’est une façon de faire qui ne convient à personne, assure Rémy Ripet. Limoges souhaite faire des recrutements beaucoup plus locaux pour éviter de déraciner ces gamins. En effet, un certain nombre d’entre eux ne pourront pas passer les derniers échelons pour devenir pro et un club comme le CSP ne sait pas quoi leur suggérer pour la suite. Désormais, il pourra nous les proposer en retour. En N2, ces jeunes auront plus de temps de jeu, ils se confronteront au monde sénior, et pourront ainsi rebondir. Pour nous, c’est une belle opportunité de récupérer les enfants du pays et même d’ailleurs passés par ces filières d’excellence. » Un deal gagnant-gagnant, qui a en plus le mérite de rassurer les parents. Car l’ABC, par ses contacts privilégiés avec son homologue limougeaud, veillera à l’épanouissement et à la réussite scolaire de ces ados. « Il est indispensable de bâtir de solides à-côtés. »

L’autre atout de ce programme, c’est l’échange de compétences entre les deux entités. Les chevilles ouvrières agenaises profiteront de l’expérience du CSP pour mieux se structurer. Limoges supervisera les meilleurs éléments dès la catégorie U13 et donnera ses conseils à l’ABC pour optimiser leur progression. De l’autre côté, les dirigeants et les éducateurs du club rouge et blanc se rendront régulièrement à Beaublanc pour apprendre comment on fonctionne au plus haut niveau. Cela touchera tous les domaines : sportif, médical, statistique... « On a un groupe de bénévoles extrêmement investi, curieux et soucieux de mieux-faire », souligne le président Ripet.

A ce partenariat s’ajoute un autre du même type avec les Dordognots de Boulazac, évoluant eux-aussi en Jeep Elite. « On voudrait réussir la même chose avec le troisième grand de la région qu’est Pau-Orthez. C’est en cours de discussion », révèle Rémy Ripet.


Être une place

forte de Nationale 2

Tout ceci doit permettre à Agen de devenir une place forte de Nationale 2, et ne plus être sans cesse menacé de la relégation. Une mission loin d’être facile. Dans l’impitoyable univers du sport, l’ABC navigue entre deux eaux : celle du professionnalisme à jamais inaccessible et celle de l’amateurisme que ce niveau de compétition n’autorise plus... Pour inscrire une équipe en N2, il faut déjà lâcher à la Fédération la coquette somme de 17 000 euros. Derrière, il faut pouvoir rémunérer (ou dédommager) les joueurs, payer les nombreux et lointains déplacements, monter des animations pour les matchs à domicile... Ces dernières années, les budgets ont tout simplement explosé. Malheureusement, Agen est encore loin de ses concurrents directs dans ce domaine. « Au niveau des partenariats privés, nous sommes à 120 000 Ä environ contre 150 000 Ä en moyenne dans cette division. Mais c’est surtout du côté des subventions que le bât blesse. Nous en touchons pour environ 50 000 Ä quand la moyenne est trois fois supérieure. Nous sommes dans un pays de rugby, c’est difficile d’exister. » Avec la crise du coronavius, la situation ne va pas s’arranger mais l’ABC est parvenu à limiter la casse. « Nous partons pour la saison prochaine avec un budget à -30%, confie Rémy Ripet. Très honnêtement, je m’attendais à bien pire. » Etant donné que tous les clubs seront impactés, Agen devrait parvenir à tenir son rang, ce qui est une bonne nouvelle pour le sport lot-et-garonnais.



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