A la découverte des châteaux et bastides

Le Lot-et-Garonne est une terre de Bastides et Châteaux / près de quarante de ces villes neuves du Moyen-âge sont recensées dans le département, ce qui est un record pour le Sud-Ouest. Ces édifices remontent à une époque où les Français et les Anglais cherchaient respectivement à dominer l’Aquitaine, avant la guerre de cent ans.

Cité médiévale et renaissance //

Le seul nom d’Henri IV évoque pour la plupart la bonté et le courage ; le panache blanc et l’édit de Nantes ; mais aussi et surtout la bonne chère (la poule au pot !) et les femmes. C’est d’ailleurs dès la naissance qu’il développe cet appétit, puisqu’en une année, 8 nourrices se succèderont pour satisfaire l’insatiable enfant !

Il séjourne au château de Nérac pendant son adolescence. C’est à cette époque qu’il croise Fleurette, la fille du jardinier, lors d’un jeu de tir à l’arc ; le jeune Henri est alors âgé de 19 ans. Fleurette fut son premier vrai grand amour (il avait connu d’autres femmes avant elle). Henri retrouvait sa belle à la moindre occasion pour lui « conter fleurette » (l’origine de l’expression) – c’est de là aussi que vient le mot anglais « flirter ». La même année, en 1572, Henri IV épouse la reine Margot et est couronné roi de Navarre. Il revient vivre à Nérac entre 1577 et 1585 avec son épouse. Il sera couronné roi de France en 1589. Henri IV aime être entouré de femmes. Il est d’ailleurs surnommé le « Vert Galant », expression qui qualifie les hommes entreprenants auprès des dames : il aurait eu plus de 70 maîtresses au cours de sa vie. Nérac, qui fut un temps le coeur névralgique de la cour de France, a accueilli de nombreuses personnalités. Les gens de la cour mènent grand train au château de Nérac : chasse, repas gargantuesques, jeux, danses, etc.


Le château-musée Henri IV //

Édifié au 15ème siècle par Alain d’Albret le Grand, l’arrière-arrière-grand-père d’Henri IV, le château est la résidence principale du futur roi Henri IV et de son épouse la reine Margot dès 1576. Il témoigne de l’apogée de la cour de Nérac au 16ème siècle. Il subsiste aujourd’hui une aile sur les quatre de la construction originelle, détruites à la Révolution française. Bel édifice Renaissance, cette aile est dotée d’une longue galerie parée de colonnes torsadées et de médaillons. Une exposition y est visible et des animations permettent au public de découvrir le Château de Nérac de manière originale en saison.

Visites guidées en juillet et août :

11h30 (semaine) et 15 h (tous les jours).


Les Bains du Roy, face au Parc Royal de la Garenne //

Classé site historique en 1909, ce parc fait face aux Jardins et Bains du Roy. Il fut créé au 16ème siècle par Jeanne d’Albret et Antoine de Bourbon, agrandi par la reine Margot (Marguerite de Valois), première épouse du roi Henri IV. De l’allée des 3000 pas bordée de la Fontaine Saint-Jean, de la Statue de Fleurette et de la Fontaine du Dauphin, au chemin des amoureux, cette promenade des dames de la cour reste la favorite des Néracais.


Château de Fumel

La cité de Fumel était fortifiée et entourée de fossés, avec deux portes et une poterne. Le château médiéval était construit suivant un plan carré, avec six tours, quatre rondes et deux carrées. Cependant cet ensemble fortifié a été pris cinq fois au moins pendant la guerre de Cent Ans. Au sortir de la guerre de Cent Ans, Louis XI autorise Bernard de Fumel à fortifier la ville et le château. Il construit le logis à l’est du donjon. Le château, siège de la baronnie de Fumel, était au Moyen Âge la propriété de la famille des chevaliers de Fumel. Le château médiéval a disparu sous celui construit au xviie  siècle. On peut retrouver des éléments du donjon du xiie  siècle et du logis du xve  siècle dans les structures de l’aile centrale. Cependant, ce projet n’a pas été achevé à la suite de la mort du baron de Fumel.

François-Joseph de Fumel (vers 1655-1688) remanie le château dans la seconde moitié du xviie  siècle. La façade de l’aile centrale côté cour d’honneur ou jardin a été recomposée au XVIIe et XVIIIe siècles. Le rez-de-chaussée est masqué par les voûtes et les arcades d’un portique du xviie  siècle.

Le château est acheté par la municipalité de Fumel en 1951. Depuis les années 1960 le château de Fumel abrite la mairie. Le château a été inscrit au titre des monuments historiques le 16 février 1951.

Laure de Fumel vous attend en son château pour vous conter sa vie au début du XIXème siècle. La traversée des caves voûtées pour rejoindre les jardins en terrasses surplombant la rivière Lot sera le prétexte à la découverte de l’histoire de ce château vieux de 800 ans.

Ouverture :  Visite libre des terrasses toute l’année sauf le 14 juillet.

Ouverture de 8h à 22h en juillet et août, et de 8h à 20h de septembre à juin.

Pour les visites nous consulter.

Tarifs :  Nous consulter.


Château de Bonaguil

Le château de Bonaguil, avec les transformations de Bérenger de Roquefeuil, intègre les dernières améliorations dans la construction des châteaux forts, mais la barbacane qui en protège l’entrée annonce les transformations qui vont être nécessaires pour résister à l’artillerie qui passait à la fin du xve siècle des boulets de pierre aux boulets de fonte.

Il est situé sur un éperon calcaire qui domine d’une trentaine de mètres le confluent de deux étroites vallées, sur un affluent de la Thèze, appelée de trois noms : le ruisseau de Caupenne3, la Petite Thèze et ruisseau de Bonaguil. Il présente la particularité de ne pas être sur une position stratégique : le château ne défend pas une ville, ni le passage d’un fleuve, ni une vallée importante ou une route commerciale.


Perfectionnements défensifs


Sa construction débute au xiiie siècle, puis il est entièrement repris à la fin du xve siècle et au début du xvie siècle par le baron Bérenger de Roquefeuil qui lui ajoute tous les perfectionnements défensifs du Moyen Âge finissant. Il intègre à partir de 1480 les derniers perfectionnements de la défense au moyen de l’artillerie tant pour utiliser celle-ci que pour s’en prémunir : imposante barbacane couvrant l’accès au château, canonnières par dizaines tant dans les tours que dans les courtines, chambres de tir casematées (« voûtées ») à l’abri des boulets adverses et permettant des feux bas et rasants, « moineau » casematé interdisant toute circulation au fond du grand fossé, terrasses d’artillerie étagées au pied du corps de place qui constituent autant d’enceintes successives à forcer, aménagement à des fins défensives d’une grotte naturelle située sous l’éperon rocheux. À son achèvement vers 1510, il apparaît cependant obsolète. En effet, à cette époque du début de la Renaissance, les grandes familles nobles ainsi que le roi et ses proches commencent à construire les premiers châteaux de la Loire et, dans tout le royaume, de nombreuses forteresses médiévales de la petite et moyenne aristocratie, même si elles conservent quelques dispositifs défensifs, sont peu à peu transformées en résidences d’agrément par abattage d’une partie des tours et des courtines afin de les ouvrir sur la lumière et la campagne.

Hormis la perte de ses charpentes pendant la Révolution française, le château de Bonaguil est aujourd’hui dans un bon état de conservation. Il n’eut jamais à subir d’attaque et fut habité jusqu’à la Révolution.


La Bastide de Vianne

La bastide de Vianne fut fondée le 21 septembre 1284 par un acte de partage entre Jourdain et le sénéchal de Guyenne Jean 1er de Grailly. Le château de Trenqueléon sis aujourd’hui à Feugarolles et ses dépendances, la paroisse de Calézun feraient partie, à perpétuité, de la juridiction de la bastide de Vianne. Les Français avaient érigé en 1260 a Bastide de Lavardac en amont sur la Baïse, et les Aquitains cherchaient à fortifier leur territoire. Le nom de la cité fut choisi par Jourdain de l’Isle en l’honneur de sa tante Vianne de Gontaut-Biron qui lui avait légué quelques années plus tôt ses droits sur la seigneurie de Mongaillard dont dépendait la future bastide. La bastide fut érigée en lieu et place du village de Vilalonga dont il subsiste l’église Notre-Dame, entre la Baise et les contreforts de Montgaillard. La charte de coutumes est signée par Edouard 1 er d’Angleterre à Bordeaux le 19 Avril 1287.


L’église de Vianne //

Il existait déjà au XII siècle un village nommé Villelongue, avec son église romane dédiée à Notre-Dame qui était probablement l’église d’un prieuré. Villelongue dépendait du fief deMongaillard dont les seigneurs de l’imposant château de Mongaillard étaient les Gontaut-Biron.

Les religieux de la Grande-Sauve se sont installés dans le prieuré en 13953. La sacristie a été réalisée au XVI siècle. On peut lire une date de travaux : 1792 dans l’avant-chœur. Des peintures sont faites en 1856 par Tarlas. L’église est restaurée sous la direction de l’architecte des Monuments historiques Henri Rapine en 1910 avec le rehaussement des murs et la réfection de la toiture. L’église a été classée par liste au titre des monuments historique en 1889, Le cimetière entourant l’église a été inscrit au titre des monuments historiques le 4 aout 1943. Le sanctuaire comprenant une travée du chœur et d’une abside est moins large que la nef. Le sanctuaire est surélevée par rapport à la nef. Trois fenêtre étroites éclairent le sanctuaire. Le clocher est une tour carrée placée au-dessus de la première travée de la nef. Une seule fenêtre romane éclaire la nef. L’oculus percé dans la façade occidentale est de la seconde époque de construction.



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