Taxe foncière, l’UNPI met en garde les électeurs...

Mis à jour : 23 mars 2020

A l’orée de ces municipales, Jean Ferrando, le président de l’UNPI 47, qui représente les propriétaires, tire la sonnette d’alarme sur la question fiscale et rappelle que notre territoire est l’un des plus taxé de France. Un enjeu majeur pour le scrutin à venir....

Par notre journaliste : C.R.


Quidam Hebdo : Jean Ferrando, à l’aube de ces élections municipales, la question fiscale notamment liée au logement occupe une part prépondérante dans le débat politique local. Pour quelles raisons selon vous ?

Jean Ferrando : Tout d’abord c’est une question qui intéresse la plupart d’entre nous : les propriétaires, copropriétaires (occupants, bailleurs ou accédants) privés et tout l’immobilier professionnel privé, représentent au total 64% de la population lot-et-garonnaise ce qui n’est pas négligeable. Surtout, notre département est le brillant champion toutes catégories du taux de prélèvement le plus haut sur dix ans de toute la Nouvelle Aquitaine. Entre 2008 et 2018, la part « départementale » des propriétaires du Lot-et-Garonne a plus que doublé de 19,01 à 45,08 %. Le taux départemental du 47 est plus de deux fois supérieur au taux départemental des Pyrénées-Atlantiques. Le Lot-et-Garonne est, en 2018, le 7ème département de France au taux de taxe foncière le plus élevé. Son taux de 27,33 % est largement supérieur au taux départemental moyen en 2018 (19,70 %).


Quidam Hebdo : En tant que président de l’UNPI 47, comment appréhendez-vous ces élections municipales ?

J.F. : D’abord je tiens à rappeler que notre association loi 1901 est totalement apolitique. Notre rôle est de soutenir les propriétaires et de les informer. Et de demander aux futures équipes municipales de stopper et si possible de diminuer le taux foncier de la part communale de taxe foncière pour le prochain mandat 2020-2026. C’est possible, des villes y arrivent, il faut de la volonté et une vision d’avenir pour ne pas faire fuir les propriétaires mais aussi les nouveaux acquéreurs qui demandent, dès le premier contact pour une transaction, quel est le montant de la TFPB (taxe foncière sur la propriété bâtie) annuelle à payer !


Quidam Hebdo : Les futurs élus ont-ils réellement les moyens selon vous de baisser les taux actuels où est-ce utopique ?

J.F. : Bien sûr que c’est possible ! D’ailleurs nous avons pris acte du souhait de ne pas augmenter le taux communal de la TFPB dans le cadre du projet de mandat 2020-2026 par le maire d’Agen Jean Dionis du Séjour, candidat à sa succession. Nous avons souvent « bataillé » avec lui, mais il faut le reconnaître, cet engagement est un signe positif. A l’image de la promesse de JDS nous suggérons d‘être plus audacieux, plus positifs et de proposer, même symboliquement au minimum une baisse de la part communale d’au moins 2% par an, soit 12% sur le mandat. Sachant que tous les ans, la Loi de finance augmente de fait globalement les bases d’au moins 2%. Le calcul serait neutre pour le fonctionnement du budget communal, mais l’impact psychologique majeur auprès des propriétaires immobiliers privés lot-et-garonnais déjà surtaxés.

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